AUXERRE / REMY RIOU :« C'est malheureux »
interview du mardi 11 décembre
Arrivé comme doublure de Sorin, Rémy Riou a rapidement eu sa chance dans la cage auxerroise. Mais, blessé, il a été éloigné des terrains au pire moment. Depuis, il attend que son tour revienne.
Rémy Riou, quel regard portez-vous sur votre début de saison avec Auxerre ?
Je suis arrivé en tant que n°2 et j'ai eu la chance de jouer lors de la quatrième journée. Mais l'équipe n'allait pas très bien, donc nous n'avons pas passé un très bon mois d'août. Je me suis blessé et, entre temps, nous sommes passés à cinq derrière avec l'arrivée de Sammy Traoré. L'équipe allait mieux, moi je suis revenu de blessure après deux mois et je suis resté sur le banc. Et pour l'instant, je n'ai pas repris ma place car l'équipe tournait bien.
A Auxerre, beaucoup disaient que vous ne quitteriez plus la cage dès lors que vous seriez titularisé une première fois. Etait-ce aussi votre sentiment ?
Oui, j'avais à l'esprit de venir pour prendre la place. Mais ça ne s'est pas très bien passé car je me suis blessé. En plus, vu que l'équipe ne marchait pas très bien, le coach a changé de système. Et comme ça allait mieux après ça, je n'ai pas retrouvé ma place. C'est malheureux pour moi. Mon sentiment est mitigé car j'avais eu la chance que le coach me fasse confiance dès la quatrième journée, ça faisait plaisir. Mais il y a eu cette blessure. C'est déjà difficile de se blesser, mais ça l'est encore plus quand vous y perdez votre place de titulaire. Après deux mois sans terrain, revenir sur le banc, ce n'est pas évident.
Lorsque vous avez remplacé Sorin, vous sentiez-vous dans la peau du n°1 ?
Je n'étais pas devenu le n°1, mais à partir du moment où le coach me faisait confiance, j'avais envie de bien faire pour lui prouver qu'il avait raison de me mettre dans la cage. Je voulais garder cette place de titulaire. C'est important pour un joueur d'avoir la confiance du coach, car le mental joue beaucoup en sport. Mentalement, j'étais un peu mieux, donc physiquement ça suivait. En plus, j'avais goûté à la L1 la moitié de la saison dernière avec Lorient. Donc c'était difficile pour moi de me retrouver remplaçant, mais je le savais.
Par rapport aux premiers matchs où Sorin avait commis plusieurs erreurs, aviez-vous l'impression d'avoir marqué beaucoup de points ?
Pas spécialement, car il n'y avait pas que le gardien à changer. La preuve : ça ne s'est pas mieux passé après que j'ai remplacé Olivier. Il n'était pas en dessous ni moi au dessus, mais le coach a simplement voulu provoquer un électrochoc pour rebooster un peu l'équipe. Malheureusement pour Olivier, c'est lui qui en a fait les frais. C'était flatteur, mais c'est surtout venu comme ça. Ce n'est pas en raison des performances d'Olivier en début de saison, car il n'avait pas été en dessous des autres.
« Olivier est de nouveau n°1 »
Avez-vous eu du mal à trouver vos repères dans le but ou avez-vous surtout subi comme toute l'équipe cette mauvaise entame de championnat ?
Nous avons tous un peu subi, moi compris. Je suis rentré à la quatrième journée et nous avons obtenu notre première victoire. C'était important, mais nous avons ensuite enchaîné trois défaites. Beaucoup de joueurs cadre étant partis, il fallait récréer un collectif en peu de temps. Mais nous n'avions pas de temps, donc c'était difficile. Ça nous a porté un peu préjudice, mais nous nous sommes bien ressaisis. Le collectif est là et nous sommes sur une bonne dynamique.
Pourquoi aviez-vous décidé de quitter Lyon l'été dernier ?
Je sentais que Lyon ne me faisait pas confiance et je n'avais, moi non plus, plus trop confiance en Lyon. Donc j'ai préféré partir et voler de mes propres ailes dans un nouveau club qui me faisait confiance. En tout cas, je voulais partir de Lyon. J'ai choisi Auxerre car c'est un bon club de L1. A une blessure près, c'est vrai que ça se serait passé idéalement. Tant pis pour moi, mais la saison est longue et je vais essayer de bien travailler à l'entraînement pour au moins devenir meilleur. Je reviens de blessure, il me faut encore un peu de temps. Je vais essayer de prouver que je suis toujours là en cas de besoin. Pour l'instant, Olivier est de nouveau n°1. En cas d'absence, je serai derrière pour assumer le rôle.
Vous reparlez donc de nouveau d'Olivier Sorin comme du n°1 et de vous comme de la doublure ?
Oui, car c'est ce qui se passe dans la réalité pour le moment. Donc je parle de la réalité. Après, c'est au coach de faire ses choix. Jusqu'à maintenant, il a fait de bons choix.
Il a notamment fait un bon choix après la 3eme journée. Ce n'est pas vous qui direz le contraire ?
Oui (rires). Un bon choix pour moi d'un point de vue personnel, c'est clair. Il y avait un souci, il fallait qu'il y remédie de toute façon. Nous sommes passés à cinq derrière et ça s'est mieux passé, donc tant mieux, ça veut dire qu'il a eu du flair. Tant que l'équipe marche bien, ça semble difficile de changer quelque chose. Encore plus au poste de gardien car il a un rôle important dans l'équipe. Je prends mon mal en patience, en attendant que ça vienne.




